Autour du Monde

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29 mars 2008

Pays de vikings

J'ai visité cet an-ci quelques blogues d'expatriés en Norvège; c'est toujours amusant de voir les photos de là-bas prises par les  nouveaux immigrants, qu'ils soient temporaires, permanents ou en Erasmus. Mais la Norvège, c'est où exactement ? Car même si la plupart connaissent le pays de nom, certains ont toujours du mal à le placer correctement sur une mappemonde. Beaucoup confondent d'ailleurs Norvège et Suède.

La Norvège, c'est au nord de l'Europe. C'est un pays très peu large (max. 300 km, min. 3 km) mais s'étendant sur près de 2000 km de long. La morphologie du pays nous rappelle celle du Chili, mais, cela va de soi, avec un tout autre climat.

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La Norvège est donc à gauche de la Suède, en bordure d'Atlantique, là où se trouvent les fjords qui font la renommée même du pays. Remis dans un contexte géographique européen:

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Et mondial:

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Sinon, pour le reste, il n'y a qu'à regarder les archives du blogue. On y trouve des infos politiques, culturelles, sociétales, culinaires, musicales, vestimentaires sur le pays, il y a même un article sur "comment trouver un emploi en Norvège".

Pour les rédacteurs de blogues d'expatriés en Norvège, continuez-donc à nous faire voyager à distance :)

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26 mars 2008

Wahnsinn !

En Europe ces derniers temps, on entend beaucoup parler de Tokio Hotel, un groupe composé de quatre jeunes allemands plutôt rock-punk-pseudo-gothique-peu-importe-la-terminologie; partout sur leur passage, les jeunes en redemandent. Le plus étonnant, c'est qu'ils chantent en allemand et ça plaît partout ! En allemand ! Les professeurs d'allemand se frottent les mains du reste car un nombre incroyable de jeunes français choisissent désormais la langue de Goethe comme première langue vivante au collège dans le but bien concret de saisir les paroles de leur groupe favori. A défaut d'aimer le groupe - par méconnaissance surtout - je trouve que c'est une bonne chose que l'allemand reprenne de la vigueur dans les établissements d'enseignement secondaire, j'aime cette langue que j'ai gardée en option jusqu'en licence. Rigoureuse, logique, c'est une langue méconnue et qui n'est pas si laide qu'on croit.

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Pourquoi parler de Tokio Hotel, si ce n'est pour réaffirmer ici mon goût pour les langues étrangères ? L'autre jour, ils étaient en page de couverture d'un des deux journaux gratuits de Montréal. Ils arrivent pour un concert le 25 avril. Soit. Je trouve bien dommage qu'ils chantent en anglais, globalisation oblige... L'Allemagne a pourtant l'occasion d'exporter sa langue jusqu'en Amérique du Nord après de longues années de repentance forcée, oui, je trouve ça dommage. Nena avait déjà exporté ses "99 ballons de baudruche" en anglais de l'autre côté de l'Atlantique alors que le titre avait cartonné en allemand dans le reste de l'Europe. Quoi qu'il en soit, les fans québécois peuvent déjà acheter leurs billets !

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22 mars 2008

Pâques Påsken Easter

Cette année, les fêtes de Pâque tombent de très bonne heure je trouve. Je ne sais pas si cela est dû à l'éloignement ou au mal du pays, mais cela a fait ressurgir de très bons souvenir d'enfance, quand par exemple ma mère achetait un grand sujet en chocolat (Un œuf, un écureuil, un cygne géant...) garni de friture au chocolat blanc, noir ou au lait tout autour, sans compter les petits cadeaux qui se cachaient dans la grande boîte contenant le précieux sucre cacaoté. Même si on ne cherchait pas les œufs dans le jardin avec mes frères et sœurs (j'enviais un peu mes camarades de classe...), c'était vraiment une bonne occasion de se retrouver et de partager un bon repas et quelques friandises.

Aujourd'hui, ce sont mes patrons qui m'ont offert un ourson en chocolat, sans sucre car ils savent que je suis au régime. Même si l'ambiance est souvent délétère au bureau, j'ai trouvé l'attention particulièrement gentille, d'autant plus que nous ne sommes que deux à avoir reçu un petit présent de pâque; j'y vois la marque renouvelée de leur confiance et de l'appréciation qu'ils ont de moi, tout en sachant que mes problèmes relationnels au travail viennent de là justement.

Ce qui change cette année, en plus de la précocité des fêtes de pâque, c'est le climat. Autant l'atmosphère est printanière en France à la fin du mois de mars qu'ici, c'est l'hiver qui continue. Il me semble que l'année dernière à la même époque, la neige avait déjà bien fondu. Je commence à avoir vraiment hâte que le printemps pointe enfin le bout de son nez. Il fait encore -10 avec le facteur vent et le sol est recouvert d'une épaisse couche de neige. J'ai vraiment hâte que l'hiver cesse de se jouer de nous pour pouvoir enfin quitter ces grosses bottes de neige encombrantes, les gants de laine et les manteaux à triple épaisseur.

En plus de la rigueur hivernale, j'affronte une relative rigueur monétaire puisque je planifie sérieusement mon retour en Europe. De l'étape de projet, je passe à l'action. Il faut donc que je fasse attention aux dépenses pour pouvoir me permettre de repartir sur de bonnes bases une fois rentré. De toute manière, ce ne sont pas les sorties qui me coûtent le plus chère, je n'ai plus le goût d'aller me promener en ville. Tout ça va changer quand je serai de retour dans ma bonne vielle France :)

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20 mars 2008

Vive la couronne

Petit morceau choisi d'un article lu dans Le Monde.fr :

  • Oslo, Copenhague et Londres sont les villes les plus chères du monde, mais c'est en Suisse, à Zurich et Genève, que le pouvoir d'achat est le plus élevé, selon une enquête menée par l'Union des banques suisses (UBS) dans soixante et onze villes du monde, publiée mardi 18 mars. L'étude "Prix et salaires", réalisée en 2006 mais actualisée à la lumière des taux de change et de l'inflation en 2007, porte sur un panier de cent vingt-deux biens et services, pondérés selon les habitudes de consommation d'Europe occidentale, et sur des données croisées sur les salaires, les retenues et le temps de travail.

Olso parmi les villes les plus chères du monde... Tiens donc, ça m'étonne une information pareille ! Non, parce qu'il faut bien vous dire que la Norvège est un pays objectivement très dispendieux : 25 NOK un aller-simple en bus à Oslo (3,20 euros, 4,70 $ CAN), 55 NOK un café noir en terrasse (7 euros, 10,30 $CAN), 500 NOK un dîner léger sur Bogstadveien (sans entrée 63 euros, 93 $ CAN), 15 NOK une petite bouteille d'eau (1,9 euro, 2,8 $ CAN)... La liste pourrait être longue. Fort heureusement pour les norvégiens, les salaires s'alignent sur la chèreté du coût de vie, c'est juste pour nous autres pauvres touristes ou étudiants Erasmus que l'addition se corse...

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Ici à Montréal, les prix sont assez faibles avec des différences étonnantes par rapport à la France (en plus ou en moins selon les produits) mais de toute manière, je préfère payer plus chère et être à Oslo que de payer moins et de rester à Montréal :)

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18 mars 2008

Le travail c'est la santé

Mes collègues me détestent. Oh, je le sais, mais je ne pensais pas que ça m'atteindrait à ce point. Ils me détestent parce que je suis trop têteux à leur gout, zélé en français de France. Ah, et puis je suis français aussi, ça n'aide pas. Bref, ils me détestent. Ils me détestent parce que je n'assiste pas à leur réunions socialisantes, je me tiens à l'écart des ragots de couloirs, ils me détestent parce que je ne veux pas sympathiser. Pour moi, le travail reste au travail et la vie privée reste en dehors du bureau. Je suis trop indépendant pour me faire des amis là-bas. L'amitié au bureau, pas pour moi, à moins d'avoir de sérieux atomes crochus avec les personnes avec qui je partage mon espace de travail, ce qui n'est actuellement pas le cas. Ils me détestent parce qu'ils prennent ça pour du mépris à leur égard, parce que je suis "l'instrument" de mes patrons, celui qui donne les directives qui ne plaisent pas. Ils me détestent parce que je suis celui qui, arrivé tout en bas de la hiérarchie, a su gagner la confiance de l'équipe dirigeante pour se hisser un peu plus haut. Ils me détestent et moi je ne les déteste pas. Ils me détestent parce qu'ils ne comprennent pas qu'on veuille cloisonner sa vie professionnelle à ce point.

Je vais travailler tous les matins à reculons. Je voudrais que tout s'arrête une bonne fois pour toute. C'est difficile. Heureusement que je ne suis pas du genre à baisser les bras :) Je dois tenir jusqu'à décembre, j'ai déjà fait les deux tiers de la route environ, je vais continuer à prendre l'eau mais j'ai un grand seau pour écoper, un seau qui s'appelle volonté :)

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13 mars 2008

Comme au cinéma

Encore une belle fournée de jolis films ! Pour passer les longues soirées hivernales québécoises, j'ai loué encore pas mal de films au vidéo club du coin. Comme d'habitude, j'ai choisi les DVD dans plusieurs genres différents : français, étrangers, suspense, action, comédie...

Au menu:

Balzac et la petite tailleuse chinoise.

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Ce film se déroule dans le Sichuan, en Chine, pendant la révolution culturelle de Mao. Deux jeunes citadins intellectuels, lettrés et diplômés, se retrouvent dans un camps de rééducation perdu dans la montagne du Phoenix, là où l'on travaille de force dans le respect de la révolution socialiste, où l'on regarde les films révolutionnaires et où l'on doit faire son autocritique lorsque l'on s'égare des principes "fondamentaux" qui ont jeté les bases même de cette révolution. Ces deux jeunes gens vont faire la rencontre de la fille du tailleur, la plus jolie fille de la région "avec des dents incroyablement blanches" et vont vouloir à tout prix lui apprendre à lire, à écrire et à penser. Dans une Chine où toute littérature non officielle est à proscrire, ils vont néanmoins réussir à subtiliser la valise en cuir de "binoclard", un autre intellectuel du camp, remplie de livres occidentaux dont l'œuvre de Balzac que les deux jeunes hommes vont commencer à conter à la belle, ce qui changera à jamais sa vision du monde. Le film est en chinois, sous-titré en français, les images sont fabuleuses et l'atmosphère vraiment particulière. Je le conseille vivement.

Bienvenue chez les Rozes.

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Film français avec Jean Dujardin et Carole bouquet. Deux prisonniers vont se retrouver en liberté bien malgré eux après leur transfère vers un autre lieu de détention. L'un d'eux, blessé à la jambe, obligera le duo à se réfugier dans un joli pavillon de banlieue où vivent les Rozes, qu'ils finissent par prendre en otage. Là commence une série de quiproquos et de beaux "pétages de plombs" au sein même de cette famille bourgeoise si lisse en apparence... Carole Bouquet est incroyablement drôle dans cette gentille comédie, même Lorant Deutsch a réussi à me faire rire. A voir aussi !

Paris je t'aime.

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Ce film est en fait un assemblage de court-métrages dirigés par différents réalisateurs (Les frères Cohen, Sylvain Chomet, Olivier Assayas...) mettant en scène les dix-huit arrondissements de la capitale avec "l'amour" comme fil conducteur. La ville est bien mise en valeur, certains court-métrages sont moins bien que d'autres, de grands acteurs  (Elliah Wood, Fanny Ardant, Juliette Binoche, Geena Rowland etc.) partagent l'affiche avec de parfaits inconnus. L'histoire qui m'a le plus touchée est celle de cette factrice de Denver qui apprend le français depuis deux ans et qui, après des mois d'économie, se retrouve enfin à Paris pour une semaine de vacances...

J'ai d'autres titres non visionnés : Sophie Scholl, Ne le dis à personne, Mariages...

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11 mars 2008

J'comprends rien aux impôts

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La semaine dernière au bureau, mon DRH m'a transmis deux papiers  qui, grosso modo  correspondent aux récapitulatifs d'impôts prélevés à la source avec des chiffres et des sommes que personne ou presque ne comprend. Il y a un papier pour la déclaration fédérale  d'impôt et un autre pour la déclaration provinciale. Bref, j'y comprends rien et c'est le cas d'à peu près tout le monde ici.

Des sites existent pour aider à remplir les déclarations d'impôts, le tout étant basé sur ces deux formulaires que l'employeur est tenu de distribuer à la fin du mois de février. C'est ce que j'ai fait, moyennant 18 $ par paiement sécurisé en ligne. J'avoue, ça m'a pris deux bonnes heures pour tout remplir, les sommes à reporter étant différentes pour le fédéral et le provincial alors que les deux déclarations sont à remplir simultanément, un vrai casse-tête.

La bonne nouvelle, c'est que je vais récupérer un trop versé de 2102 $. En tant qu'émigrant temporaire, j'ai payé pour la sécurité sociale alors que j'en suis privé, idem pour l'assurance chômage ainsi que la cotisation retraite. Il était bien normal que je sois remboursé de ces sommes indument versées.

La moins bonne nouvelle, c'est qu'avec la vigueur de l'euro et la relative faiblesse du dollar, 2102 $ ça représente 1400 euros aujourd'hui alors que ça en valait pratiquement 1550 il y a encore 4-5 mois, hausse de l'euro oblige. Mais bon, je ne me plains pas non plus, c'est l'assurance de payer mon prochain voyage "autour du monde". :)

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02 mars 2008

At least, my boobs are ok

Il y a quelques mois, on a vu débarquer un ovni dans l'univers musical norvégien: Lene Alexandra. Son tube international scandinave "My boobs are ok" que je prends soin de ne pas traduire, faisait l'éloge de la femme stupide, douée à rien, mauvaise en tout, mais dont la poitrine proéminente permettait d'assurer le reste. Les féministes pures et dures ont dû s'arracher les cheveux...

 

Elle récidive avec "Welcome to sillycone Valley", toujours le même thème. Je comprends bien que la jolie demoiselle joue de ses charmes les plus évidents, néanmoins, elle pourrait tout aussi bien parler des autres parties de son anatomie si ça lui chante. Sinon, à quand son prochain titre "prothèse mammaire" ou "95 F" ?

 

Luis Mariano avait décidément bien raison, les norvégiennes semblent avoir le sang chaud !

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01 mars 2008

Moi aussi j'ai une obsession...

Pour faire écho à l'article d'Erwan, je partage cette même obsession du poids. J'ai une excuse de poids (!) puisque j'ai été obèse jusqu'à l'age de 22 ans. Depuis mon enfance, mon tour de taille a été mon pire cauchemar. Les remarques, les brimades, l'exclusion bref, peu de choses m'auront été épargnées. Lors de mon passage à la caserne de Mâcon pour mes trois jours, le médecin qui m'avait examiné n'y était pas allé de main morte : "Monsieur, si vous ne faites rien, vous courez à la catastrophe".  Là, j'ai eu le déclic. J'ai bien évidemment été réformé à cause (ou grâce) à mon poids, même si j'aurais été "amnistié" de toute manière, faisant parti des derniers conscrits. Je savais bien d'où venaient mes problèmes de cœur, d'articulation et de souffle mais je n'avais jamais pris les devants. Face à cet ultimatum, je me devais de réagir.

J'ai donc entamé ce grand régime qui m'a permis de perdre 45 kg en un an à peine. Bizarrement, je me suis senti affreusement mal à la suite de la diète que je m'étais imposé. Les gens devenaient soudainement avenant avec moi, j'étais le bienvenu partout ou presque et j'étais devenu enfin fréquentable. Je n'avais pourtant pas la sensation d'être devenu quelqu'un d'autre, alors je me suis recroquevillé davantage. Tout s'est arrangé par la suite fort heureusement. J'ai dû m'adapter à mon nouveau physique, ce qui n'a pas été chose facile. Malgré les signes encourageants émis par le pèse-personne, je me voyais toujours aussi gros qu'avant, à l'image de ces anorexiques qui se trouvent obèses en dépit d'un physique décharné. En clair, j'ai continué à porter les mêmes vêtements pendant des mois, j'achetais même des affaires deux fois trop grandes. Mon "moi" d'avant et celui d'après se sont progressivement mis en phase et c'est tant mieux.

Depuis que je suis au Québec, passé la période de stabilisation, j'ai entamé la phase de raffermissement. Malgré mes horaires démentiels, je vais au gym tous les soirs pendant une heure. Au programme :  abdos,  biceps,  tour de taille et cardio. Je ne souhaite absolument pas m'hypertrophier, ce n'est clairement pas mon but. Je trouve les gros bras tellement ridicules ! Les cuisses qui frottent, les bras bombés, c'est vraiment trop. Je suis content d'avoir pu remodeler ma sangle abdominale, j'ai les tablettes bien dessinées désormais et ça fait plaisir !

Le problème, c'est que je culpabilise quand je mange un peu trop ou quand je ne peux me rendre à la salle d'entraînement.  Je suis certain qu'aujourd'hui, la plupart de mes anciens camarades de classe seraient incapables de me reconnaître ; ça tombe bien, je n'aurais de toute façon aucune envie de les saluer...

Posté par rvmh1 à 05:44 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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